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Vita Sackville-West – Épisode 2 – L’héritière

Vita est née le 9 mars 1892 à Knole, le domaine familial offert en 1566 par la reine Elizabeth à son cousin, Sir Thomas Sackville.

À l’origine, Knole est un manoir acheté et agrandi par l’archevêque de Canterbury. Sous le règne d’Henri VIII, il devient une résidence royale. D’après une légende persistante — que Vita elle-même aura beaucoup contribué à entretenir —, le château comporterait trois cent soixante-cinq chambres, cinquante-deux escaliers, douze portes et sept cours. Ces chiffres sont faux, mais Knole n’en reste pas moins une immense demeure surmontée d’une tour et entourée d’un parc de quatre cents hectares. Le château en lui-même possède environ quatre cents pièces ; une surface de toiture représentant presque trois hectares ; un Grand Hall de cent quatorze mètres carrés et son escalier monumental ; une multitude de galeries, de passages, de greniers, d’ateliers et d’offices.

Knole-House- Sevenoaks-Kent
Knole House ©John Wilder ( Licence CC BY-SA)

La mère de Vita, Victoria, est la fille illégitime de Lionel Sackville-West, un diplomate anglais, et de Josepha Durán, une danseuse espagnole plus connue sous son nom de scène, Pepita. Le couple a cinq enfants, tous illégitimes puisque Pepita est déjà mariée. À la mort de celle-ci, en 1871, les enfants sont séparés. Les garçons sont envoyés dans un internat en Angleterre et les filles sont placées dans un couvent à Paris, rue Monceau, tandis que leur père poursuit sa carrière de diplomate à Buenos Aires 1

En 1880, Lionel décide de rapatrier ses filles en Angleterre. Âgée de 18 ans, Victoria quitte Paris pour Londres. Elle apprend durant la traversée en bateau qu’elle est une enfant illégitime et découvre en même temps l’existence de Knole sur lequel règne son oncle, Mortimer, le frère de Lionel. Alors qu’elle se prépare à une modeste carrière de gouvernante, Lionel lui propose de l’accompagner à Washington où il vient d’être nommé ministre plénipotentiaire. Victoria, qui n’a connu que l’univers étroit des couvents, est inexpérimentée et parle à peine anglais. Pourtant, les sept années qu’elle passe aux États-Unis sont un succès, voire un triomphe. À la fois efficace, autoritaire et subtile, elle se transforme en hôtesse et en gestionnaire : elle organise des bals rassemblant cinq cents personnes et mène à la baguette le personnel de la légation. Les journaux soulignent sa beauté, sa grâce, son intelligence, sa modestie et son charme considéré à l’époque comme « exotique » en raison de ses origines espagnoles 2.

Victoria-Sackville-West
Victoria Sackville-West

En 1888, Lionel commet l’imprudence d’exprimer dans une lettre son opinion au sujet des prochaines élections présidentielles américaines. La lettre est publiée dans la presse et déclenche un scandale qui met immédiatement fin à sa carrière diplomatique. La mort de son frère Mortimer, survenue un mois plus tard, lui permet de sauver les apparences et de prétendre que son retour en Angleterre est motivé par ses responsabilités en tant que nouveau Lord Sackville-West et châtelain de Knole 2.

Victoria suit son père et s’installe à Knole. Elle y rencontre son cousin germain, également prénommé Lionel (par souci de clarté, je ferai désormais référence au père de Victoria en l’appelant Lord Sackville-West). Lionel est le futur héritier de Knole, puisque les frères de Victoria sont illégitimes. Grâce à son triomphe américain, Victoria ne manque pas de prétendants, mais son choix se porte sur Lionel qu’elle épouse en 1890.

Comme Lord Sackville-West, Lionel s’intéresse peu à Knole, et c’est Victoria qui gère la domesticité, le budget et les travaux. Elle décore, rénove, modernise et tente de rationaliser les dépenses.

La naissance de Vita en 1892 est extrêmement traumatisante pour Victoria qui se jure qu’elle ne tombera plus jamais enceinte. Petit à petit, sa relation avec son époux se détériore. Lionel entretiendra plusieurs liaisons extraconjugales, tandis que Victoria entamera une sorte d’amitié amoureuse avec Sir John Murray Scott, un célibataire de quinze ans son aîné, héritier d’une fortune considérable. La séparation entre Victoria et Lionel sera définitive en 1919.

L’enfance de Vita

Malgré l’expérience épouvantable de l’accouchement, Victoria est émerveillée par son bébé dont elle a choisi le prénom — « Vita », une contraction de « Victoria ». Mais dès que Vita grandit, le fossé se creuse entre la mère et la fille. Victoria ne parvient pas à se reconnaître dans cette enfant qu’elle estime trop secrète, trop farouche et surtout pas assez féminine. Durant toute son enfance puis son adolescence, l’apparence et le caractère de Vita seront une préoccupation majeure de Victoria qui confiera régulièrement ses inquiétudes à son journal intime :

J’aimerais qu’elle soit plus ouverte, moins réservée. Elle semble indifférente, un peu trop, et a tendance à être plutôt égoïste, bien qu’elle n’en ait pas conscience (…) C’est une gentille enfant dans l’ensemble mais avec une tendance à être trop sûre d’elle-même et un peu dure, au cœur pas assez tendre pour me satisfaire.

« Vita, the Life of Vita Sackville-West », écrit par Victoria Glendinning, ed. Penguin Books, 1984, p.28

Bien plus que Lionel, Victoria est pour Vita une figure d’autorité toute-puissante qui règne sur son quotidien, parfois comme un véritable despote. Victoria est capricieuse, imprévisible et irrationnelle. Elle peut, à quelques heures d’intervalle, couvrir sa fille de compliments ou la critiquer avec cruauté : « Je ne parviens pas à me souvenir de grand-chose à propos de mon enfance, si ce n’est que j’avais de très longues jambes et des cheveux très raides au sujet desquels Mère me blessait en disant qu’elle ne pouvait supporter de me regarder parce que j’étais trop laide » 3. Effrayée, éblouie et fascinée, Vita craint sa mère et la révère en même temps. Toute sa vie, elle entretiendra une relation ambivalente et orageuse avec Victoria dont elle ne réussira jamais à s’éloigner :

« J’aurais immolé quiconque aurait osé dire un seul mot contre elle. J’aurais souffert n’importe quelle injustice entre ses mains »

« Pepita », écrit par Vita Sackville-West, 1938, p.252
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Vita et sa mère en 1899

Vita est souvent laissée « seule » à Knole en compagnie de Lord Sackville-West, son grand-père taciturne et asocial, et les cinquante domestiques (dont vingt jardiniers) qui entretiennent le château. Elle a peu d’amis de son âge et brutalise les enfants des villages alentour – sauf s’ils acceptent un rôle subalterne de lieutenant dans son armée imaginaire. Vita s’efforce d’être fruste et de se comporter le plus possible « comme un garçon » 3. Elle aime grimper aux arbres et tester son courage en se montrant imprudente en bicyclette. Elle pleure de dépit lorsque sa mère a imposé que son costume kaki, dont elle était si fière, soit confectionné avec une jupe et non un pantalon (une jupe et même pas un vrai kilt, précise-t-elle) 4. Parmi ses jouets préférés dont elle établit la liste à l’âge de neuf ans, on trouve une armure, des soldats, des épées et des pistolets, des outils, un arc et des flèches 5.

À partir de l’âge de douze ans, Vita commence à écrire et produit en l’espace de cinq ans huit romans et cinq pièces de théâtre, dont « Le masque de fer », un drame en cinq actes écrit en français et en alexandrins. Ses écrits mettent systématiquement en scène ses ancêtres, les Sackville-West, transformés en gentilshommes vaillants et courageux jouant des rôles déterminants dans les moments les plus critiques de l’histoire de l’Angleterre 6. Knole, avec son ambiance féodale de village médiéval, ses galeries de portraits, ses tapisseries et son mobilier ancien, exacerbe l’imagination débordante de Vita. Elle en gardera toute sa vie une image déformée des Sackville-West dont elle exagère l’importance et le prestige 7.

Vita est très attachée à Knole, mais apprend très tôt que le domaine familial ne lui appartiendra jamais. En tant que femme, elle ne peut prétendre en hériter et à la mort de son père, il reviendra à son oncle Charles, puis à son cousin Eddy.  

Rosamund et Violet

Durant son enfance, Vita fait deux rencontres déterminantes : Rosamund Grosvenor et Violet Keppel.

En 1899, Rosamund (alors âgée de 10 ans) est invitée par Victoria à passer quelques jours à Knole dans l’espoir qu’elle distraira et réconfortera Vita. Lionel, qui occupe des fonctions militaires, vient en effet de partir pour Afrique du Sud où a éclaté la seconde guerre des Boers. Par la suite, Rosamund suivra des leçons à Knole en compagnie de Vita. À la fin de l’adolescence, leur amitié se transformera en une relation amoureuse qui durera jusqu’au mariage de Vita. Celle-ci prétendra plus tard avoir été surtout attirée physiquement par Rosamund qu’elle jugeait, avec une certaine cruauté, ennuyeuse et stupide 8.

Rosamund_Grosvenor
Rosamund Grosvenor

Violet est la fille d’Alice Keppel, la maîtresse presque officielle du roi Édouard VII. Vita fait sa connaissance en 1905, alors qu’elles se rendent toutes les deux au chevet d’une amie. Intriguée, Violet demande à sa mère d’inviter Vita pour le thé. Elles entameront une correspondance, fréquenteront la même école à Londres, prendront ensemble des leçons d’italien et de danse. Violet a deux ans de moins que Vita, mais semble bien plus mature, comme en témoignent ses lettres 9. Avec une détermination et une lucidité étonnante pour son âge, Violet décide très vite que Vita sera à tout jamais au centre de son univers. Elle lui déclare pour la première fois son amour au printemps 1908 et lui offre une bague que Vita conservera toute sa vie.

Les deux procès

À la mort du grand-père de Vita en 1908, Lionel hérite de Knole et devient le nouveau Lord Sackville-West. En 1910, Henry, le frère aîné de Victoria, conteste cet héritage et porte l’affaire en justice. Il cherche à prouver que leur père (l’ancien Lord Sackville-West) avait bel et bien épousé Pepita, ce qui ferait de lui l’héritier légitime de Knole. Au prix de milliers de livres dépensées en frais judiciaires et de longues recherches en Espagne et en France, Victoria et Lionel gagnent leur procès et font un retour triomphal à Knole. Criblé de dettes, Henry finira par se suicider.

Comparativement à la magnificence de Knole, les Sackwille-West ne sont pas si fortunés, car le revenu lié au domaine n’est pas suffisant pour l’entretenir. Une nouvelle fois, c’est Victoria qui trouve la solution grâce à son amitié amoureuse avec Sir John Murray Scott que Vita surnomme « Seery ». Dès les débuts de leur relation, Seery octroie des prêts à Victoria pour l’aider à faire face à ses dépenses. Très vite, ces prêts deviennent des dons. À sa mort, il lui lègue une fortune : 150 000 £ et l’équivalent 350 000 £ en meubles et œuvres d’art 10. Victoria est désormais une femme riche.

Les frères et sœurs de Seery, qui se voient ainsi dépossédés d’une partie de son héritage, contestent son testament et trainent Victoria en justice en 1913, l’accusant d’avoir manipulé leur frère dans le but de lui extorquer de l’argent. Ce procès, abondamment commenté dans la presse, est une nouvelle épreuve pour les Sackville-West qui n’ont pas pour habitude de laver leur linge sale en public. La nature exacte des liens qui unissaient Victoria et Seery est questionnée d’une façon aussi insultante qu’humiliante, pour Victoria mais également pour Lionel qui est interrogé par l’accusation. Même Vita n’est pas épargnée, puisqu’elle est sollicitée par la défense pour servir d’alibi à sa mère accusée d’avoir été aperçue en train de fouiller dans les papiers privés de Seery. Appelée à la barre, Victoria livre une véritable prestation théâtrale et parvient à charmer les jurés comme le juge, remportant une victoire éclatante et définitive sur ses accusateurs qui perdent leur procès.

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De G à D : Harold Nicolson, Vita S-W, Rosamund Grosvenor et Lionel Sackville-West lors du procès de Seery

« Débutante »

À dix-huit ans, Vita est une « débutante » peu enthousiaste. Les bals l’ennuient, tout comme ses prétendants, et elle n’est guère enthousiasmée par la perspective du mariage qui risque de la priver d’une grande part de sa liberté. De plus, bien qu’elle soit tout à fait ignorante au sujet de l’homosexualité, Vita est consciente qu’elle n’éprouve pas d’attirance physique pour les hommes, au contraire des femmes : « Les hommes ne m’attiraient pas, je ne pensais pas à eux de cette façon-là. Les femmes m’attiraient (…) J’étais très amoureuse de Rosamund. » 8. Au début du XXe siècle, dans les milieux aristocratiques, le mariage est cependant une convention sociale incontournable, et Vita sait qu’elle va devoir choisir quelqu’un parmi ses prétendants.

En juin 1910, elle rencontre Harold Nicolson, un jeune diplomate de six ans son aîné. Vita le considère comme le « compagnon de jeu » idéal. Elle apprécie sa jeunesse, son intelligence, sa gaité. Commence alors une longue période d’hésitations et de timides rapprochements qui durera trois ans. Malgré leurs affinités intellectuelles, Vita n’est pas amoureuse. Elle hésite, recule, tente de se convaincre dans son journal. Sa liaison avec Rosamund se poursuit sans que Vita, à la fois naïve et ignorante, y voie la moindre contradiction. De son côté, Harold n’est pas non plus très empressé. Il lui faudra deux ans pour se décider à embrasser Vita pour la première fois. En poste à Madrid, puis à Constantinople, il est absent durant de longues périodes. Et surtout, Harold est lui aussi homosexuel. Mieux informé que sa jeune fiancée, il mène sa vie amoureuse en secret, parallèlement à sa relation avec Vita.

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Harold Nicolson, photo de Howard Coster, 1935 © National Portrait Gallery, London (Licence CC BY-NC-ND 3.0)

Premières années de mariage

Vita et Harold se fiancent officiellement en août 1913. Rosamund est très affectée par l’annonce du mariage de Vita qui marque cette fois-ci la fin définitive de leur liaison. Face à sa détresse, Vita se montre étrangement froide et indifférente :

Rosamund était effondrée. Elle pleurait toutes les nuits et tous les soirs, ce que je savais très bien, puisque sa chambre était juste à côté de la mienne à Knole, mais j’avais cessé de me soucier d’elle et je ne pensais qu’à Harold. Je ne ressentais que de l’exaspération devant ses larmes et je tentais d’y mettre fin en me mettant en colère et non en me montrant compatissante. J’étais froide comme la glace avec elle, et je vois maintenant quel monstre j’ai été, et à quel point elle était pathétique, parce qu’elle m’adorait réellement, et qu’en plus de la douleur de savoir que j’aimais quelqu’un d’autre, elle a dû sentir qu’il n’y avait personne au monde qui se souciait vraiment d’elle.

« Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.38
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Vita en robe de mariée

Le mariage a lieu à Knole le 1er octobre. Vita doit faire ses adieux à la demeure de son enfance le jour même, puisqu’après une lune de miel passée à Florence, les deux jeunes mariés doivent partir s’installer à Constantinople où travaille Harold. Vita revient à Knole accoucher de son fils aîné, Ben, en août 1914. La Première Guerre mondiale vient d’éclater. Harold est libéré de ses obligations militaires et intègre le ministère des Affaires étrangères.

Peu après l’accouchement de Vita, le couple achète une maison à Londres, puis une grande propriété à la campagne, Long Barn, où ils passeront désormais leurs étés. Ces achats sont financés par Vita ou grâce à l’aide de Victoria. Harold appartient lui aussi à la haute société (son père, sir Arthur Nicolson était ambassadeur de Russie), mais ses revenus de jeune diplomate sont bien insuffisants pour assurer le train de vie de châtelaine auquel Vita est habituée et auquel elle n’a aucune intention de renoncer. En 1915, Vita accouche d’un enfant mort-né. En 1917, elle donne naissance à leur second fils, Nigel.

Vita continue à écrire et travaille sur divers projets. Ses premières publications sont un recueil de poésie « Poems of West and East » (1917) et un roman « Heritage » (1919) qui est très bien accueilli par le public. Harold et Vita meublent et décorent leurs nouvelles maisons, se mettent au jardinage. Malgré la guerre, ils sortent beaucoup, mais ne s’aventurent guère au-delà des cercles respectables et familiers de leurs entourages respectifs. « Ce fut la seule période de ma vie où j’ai réussi à acquérir une sorte de popularité » 11, jugera plus tard Vita, tout en regrettant le caractère convenu, « édouardien » 12, de leur vie sociale. Leurs premières années de mariage sont tout à fait heureuses, et Vita s’efforce avec un certain succès de jouer le rôle qui est attendu d’elle : celui de la « respectable et aimante épouse du brillant et jeune diplomate » 13. À la fin de sa liaison avec Violet Keppel, elle portera un regard différent sur cette période, estimant qu’elle menait son existence comme une « somnambule », à moitié éveillée, à moitié épanouie 14.

Poursuivre la lecture – épisode 3

Image illustrant l’article : Knole House, par James Frothingham Hunnewell, 1886

NOTES

  1. « Vita, the Life of Vita Sackville-West », écrit par Victoria Glendinning, ed. Penguin Books, 1984, p.2[]
  2. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.52[][]
  3. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.11[][]
  4. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.17[]
  5. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.60[]
  6. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.63[]
  7. « Behind the Mask », écrit par Matthew Dennison éd. William Collins 2014, p.27[]
  8. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.32[][]
  9. Quelques exemples figurent dans l’ouvrage : « Violet to Vita, the letters of Violet Trefusis to Vita Sackville-West », Mitchell A. Leaska et John Phillips, éd. Penguin Books 1989[]
  10. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.67[]
  11. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.41[]
  12. « Vita, the Life of Vita Sackville-West », écrit par Victoria Glendinning, ed. Penguin Books, 1984, p.80[]
  13. « Portrait of a Marriage », écrit par Nigel Nicolson éd. Weidenfeld & Nicolson 1973, p.40[]
  14. « Behind the Mask » écrit par Matthew Dennison éd. William Collins 2014, p.111[]
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